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Battle At The Next

A l’occasion du Narbonne Extreme Tour #5,
festival réunissant Sports Alternatifs et Urbains en centre ville,
La Planche Narbonnaise vous propose le Battle At The Next,
le samedi 30 juin.

Au programme : – 10h 13h: Initiations Skateboard  – 14h 19h: Game of Skate (1 vs 1 en flat jusqu’au duel final) et Ollie Contest (Longueur et Hauteur).

Inscription gratuite – Des lots seront mis en jeu pour récompenser les meilleurs.
Notre équipe vous attend pour passer une journée bien funky !!


«Ils se mettent au skate pour plaire aux filles»

Décidément la presse nous gâte !!

Vue sur le site LIBERATION, qui n’en est pas à son 1er coup d’essai. Je vous copie l’intégralité de l’article tellement c’est magnifique.

vitrine

Dans un bruit sec de planches qui claquent contre le ciment, Malik s’élance, plié en deux et tee-shirt au vent, dans les fosses incurvées d’un skate-parc parisien. Il se sait observé mais ne croise aucun regard, excessivement concentré sur ses figures. «Quand je glisse, je suis dans mon monde, je ne vois personne. Je pense juste à ce que je fais : c’est comme si je sautais du haut de la tour Eiffel.»

Le skate-parc couvert de la porte de la Chapelle, à Paris, est bondé ce samedi. Dehors, il pleut. Lylia, Camélia et Nanouche, préfèrent chausser des rollers «parce que ça fait comme des talons» et tentent de s’imposer parmi cette foule de garçons téméraires. «Le problème, confie Camélia, c’est qu’il n’y a pas de panneau pour donner la priorité.» A chaque fois qu’elle veut s’élancer, un skateur lui fait une queue de poisson. «Pars en position de la mamie, t’y arriveras mieux», lui crie sa sœur. Faire «la mamie», c’est partir assise sur le rebord de la fosse : un truc de débutant. Les garçons, eux, semblent avoir dépassé ce stade depuis longtemps. «Ce sont presque des professionnels», concède Nanouche. La plupart viennent tous les mercredis, les samedis et aussi les dimanches. L’entrée est gratuite.

Dans la «fun box», conçue pour rapidement prendre de la vitesse et faire des sauts, c’est à celui qui tentera la figure la plus spectaculaire. Des rollers s’envolent et, dans les airs, se déhanchent pour taper de la main leur cheville. Les skateurs s’envolent aussi, leurs pieds lâchent la planche qui fait deux tours sur elle-même comme une hélice, puis se réceptionnent, impec. Ces voltigeurs s’élancent à la file, sans échanger un mot. La glisse rendrait-elle mutique ?

«Souvent, les skateurs sont des gens un peu bloqués», confie Nanouche. «Quand ils ont un truc à dire, ils font un tag», complète Camélia. Et quand ils ratent une figure, ils se relèvent d’un bond et cognent le skate par terre, énervés. Lylia vient d’atterrir sur les fesses. Elle se masse la hanche mais des garçons lui font signe de dégager le terrain fissa. Ce n’est visiblement ni l’endroit ni le moment de faire l’inventaire de ses bleus.

«Souvent, les garçons se mettent au skate pour plaire aux filles et après, ils peuvent plus s’en passer», confie Inès, restée sur les gradins. Elle est assise entre Cassendra et Solène, des sœurs jumelles, elles aussi très sensibles au charme des garçons à roulettes. Elles expliquent : «Les skateurs, ils ne cherchent pas la bagarre comme les racailles : ils sont plus doux. Ils ont une passion.» Et c’est bon signe ? «C’est la preuve qu’ils peuvent s’attacher à quelque chose.»

La source : mobile.liberation.fr