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Interview_No Fun At All @ Groezrock 2016

Fêter les 25 ans d’un festival n’est pas chose aisée tant de bons groupes ont été programmés dans ce festival Belge spécialisé punk-hardcore. NO FUN AT ALL fait parti de ses légendaires groupes qui ont marqués le punkrock des années 90, il fallait qu’ils soient présent afin de marquer l’événement. NO FUN AT ALL, souvenez-vous, se sont payés le luxe, quoique…de passer dans les clips de M6 avec une vidéo pas forcément évidente de leur célèbre titre Stranded de l’album « Out Of Bounds » où le combo Suédois joue dans des toilettes publics où des humains à la démarche zombie défilent.

Interview par : LE COACH

Photos par : Greet Druyts (sauf mentionné). Je remercie Greet de m’aider en partageant ses photos prises au Groezrock mais aussi au secret show d’avant Groezrock. Retrouvez Gresle sur son site: http://www.greslephotography.com/ ou bien sur son flickr.

 

-Salut Ingemar, mon anglais est plus que médiocre, je te prie de m’excuser, en plus je n’ai pas écrit de questions. Je souhaitais juste avoir une interview-discussion.

Ingemar : C’est ok pour moi.

-Nous nous sommes rencontrés il y a 19 ans, vous faisiez une tournée avec d’autres groupes (Lagwagon, Puffball, Pulley…) et No Fun At All a été un des premiers groupes que j’ai interviewé dans ma vie. Vous aviez été si cool avec moi que ça m’avait motivé encore plus à faire des interviews.

Ingemar : éh éh cool ça.

-Aujourd’hui je souhaite vous poser quelques questions en rapport avec le skate car il y a 20 ans vous étiez associés à cette scène. Est ce que c’était voulu ? Ou le fait de votre label d’époque Burning Heart Records ? Ou tout autre raison ?

Ingemar : Nous n’avions vraiment aucune connexion avec le monde du skate, je crois qu’aucun de nous d’ailleurs ne skatait. Je pense que c’est le skate qui a été attiré par cette musique dite « de sports d’action ».

-Étiez-vous conscient que le public disait que vous étiez un groupe de skatepunk ?

Ingemar : En fait pas vraiment au début, mais bizarrement plus tard nous nous sommes rendus compte que notre musique plaisait aux surfeurs et sans avoir tourné en Australie nous y étions connu et nous sommes allés y jouer parce que tout ces gens là nous écoutaient, c’était très étrange pour nous.

-Vous portiez de sacrés baggy pants à l’époque.

Ingemar : Oui mais ça n’a duré qu’un temps.

-Ce lien au skate est peut être lié au fait que vous faisiez des tournées avec Millencolin qui eux étaient dans le skate et un des musiciens était sponsorisé par une grande marque ? Enfin voilà ça a changé Millencolin ou The Hives que vous connaissez bien sont devenus des groupes vraiment connus dans le milieu, voire plus et vous No Fun At All vous avez soudainement disparu.

Ingemar : C’est vrai pendant un bon moment même nous avions disparu. C’était en 2000. Nous avions fait une pause pendant 3 années. C’est maintenant que je me rends compte que nous en avions un petit peu assez des uns des autres. On peut dire même que nous ne nous supportions plus. Nous avions vraiment besoin de ses 3 ans pour remettre de l’ordre dans tout cela et recommencer comme un groupe passe-temps. Un hobby-band parce que nous ne pouvons pas en vivre actuellement, nous le faisons pour le fun.

-Donc vous avez un travail ?

Ingemar : Je suis électricien.

Mikael : Je travaille sur des bateaux et comme docker. Sur toute sorte de bateaux.

-Vous voici de retour pour une vraie tournée après celle annulée il y a 4 ans avec ce festival de Millencolin.

Ingemar : Nous avons eu quelques dates placées de ci de là. Mais l’annulation réelle était plus liée à des raisons personnelles particulièrement pour un des membres du groupe. Maintenant tout va bien pour lui. Il est même bien mieux que jamais.

(je suppose là qu’Ingemar me parle de Mikael qui se trouve à côté de lui et à qui il adresse discrètement des encouragements).

-Quel regard portez vous sur votre évolution musicale qui débuta par du punkrock puis se dirigea vers un style un peu Emo.

Ingemar : Je ne sais pas comment dire en fait, c’est…

Mikael : Nous voulions essayer des choses différentes de ce que nous avions créés vers la fin des années 90. Après 3 albums nous devions essayer d’autres choses.

Ingemar : Je pense que ça a aussi beaucoup à voir avec le fait d’en avoir marre des uns des autres et nous n’aimions plus la musique que nous jouions. Musicalement parlant, cet album « State Of Flow », je peux l’écouter car j’aime les harmonies et les guitares qu’il contient, mais l’esprit n’y est pas, l’agressivité musicale n’existe pas, il n’y a pas de vitesse.

Mikael : Nous avions bien plus travaillé sur cet album que nous l’avions fait avant.

Ingemar : Mais il n’a pas pris la tournure que nous souhaitions. L’esprit n’était vraiment pas là.

-Maintenant que vous avez du plaisir à rejouer votre musique, êtes vous prêt à recomposer un nouvel opus ?

Ingemar : Il n’y a rien de concret, rien de planifié. Tout peut arriver peut être…Jamais dire jamais.

-Pour moi, j’ai eu assez d’informations, nous pouvons dire que l’interview est finie.

Ingemar : Ok, parfait…Tout à l’heure tu me disais que nous nous sommes rencontrés il y a 19 ans pour une première interview.

-Oui c’était proche de Lille dans le Nord de la France.

Ingemar : Ah oui je me souviens.

(Soudain le bassiste actuel de No Fun At All s’approche)

Ingemar : Notre bassiste jouait pour Puffball, nous étions ensemble sur la tournée.

-Effectivement, maintenant que tu m’en parles, j’ai des photos de cette tournée.

Ingemar : C’est marrant car nous tournions ensemble déjà et il nous a rejoint. Je me souviens clairement de cette date, de l’endroit, notre bus c’était garé dans une petite rue derrière la salle.

-Oui c’était un ancien théâtre cinéma, nous étions dans l’endroit où vous mangiez.

Ingemar : Oui c’était même kitsch. C’est dingue de se retrouver comme ça 19 ans après !!!

-Je tiens vraiment à vous remercier pour ce moment, il faut aussi remercier le staff du Groezrock de vous avoir programmé et aussi bizarre que cela puisse paraître, le hasard a fait que l’an dernier Groezrock avait demandé quel groupe nous souhaitions voir pour fêter les 25 ans et mon premier choix s’était porté sur No Fun At All que je n’avais jamais vu ici.

Ingemar : Nous étions venus uniquement en 1999. Tu n’y étais pas donc….